percil
de la logique séparatiste

Mes enfants bonsoir!

Récemment, nous avons eu l’immense joie de voir un de nos précieux dimanches de cuvage cocooning réduit à néant. Et comme de fervents pratiquants s’en allant à messe, nous nous sommes empressés d’aller accomplir notre devoir de citoyen avec allégresse.

Or, depuis ce long dimanche de fin de campagne, je m’interroge (même si mon toubib m’a dit que c’était pas bon pour moi (n’afout)(no future)).

Si j’ai bien tout suivi, le couple bancal formé par la Flandre et la Wallonie bat de l’aile et leurs rejetons risquent de prendre cher (surtout Bruxelles: l’enfant prodige le vilain petit canard).

J’en arrive à me demander pourquoi Flandrie et Francophonie sont restées ensemble si longtemps… Je veux bien concevoir les quelques parties de fesses (où le bondage est devenu pratique courante ces derniers temps) et les enfants (qui sont pourtant en âge de s’émanciper); mais ceci mis à part, je ne vois pas.

Une fois encore, les enfants font les frais des erreurs parentales et la garde de Bruxelles est au centre de la joute. Et oui, à l’époque on ne se mariait pas à la légère (quoique) et les contrats de mariage n’étaient pas pratique courante. Dommage.

Je suis impatient de voir comment ça va évoluer:

  • Flandrie et Francophonie se mettent d’accord pour une garde alternée (une semaine sur deux et on tire un trait sur la pension alimentaire) ?
  • Francophonie se contre-fout de son héritière et se réserve un droit de visite un week-end sur deux (risque de pension alimentaire élevée) ?
  • un crime passionnel ?
  • une mésentente cordiale (façon Guerre des Rose) ?
  • autre ?

Une chose est sûre: tout ça ne nous rendra pas le Congo.

En vous remerciant, bonsoir.

De l’(in)utilité de protéger ses tweets

Mes enfants bonsoir!

Récemment, un ami dont je tairai le nom, secret professionnel oblige, m’envoya un message des plus directs en me demandant pourquoi je verrouillais mes gazouillis. La limite de ~140 caractères étant un peu légère pour lui fournir une réponse décente, je me permets donc de rappeler ce tumblr. oublié au monde des vivants et de vous faire également profiter de ma prose.

Sachant que je m’exprime avec autant d’emphase qu’un gosse de primaire, je me limiterai donc au(x) nœud(s) du problème.

Donc, en étant objectif, je dois bien avouer que les quelques avantages sont parfois bien fades par rapport à la fulltitude d’inconvénients liés au dit verrouillage.

Ce modeste billet ne s’adressant pas exclusivement aux érudits du micro-blogging et autres aficionados de Twitter que vous êtes, je reviendrai sur certaines notions qui peuvent vous sembler évidentes mais ne le sont définitivement pas pour le quidam s’éveillant à la vie 2.0.

Maintenant, permettez-moi d’entrer dans vif du sujet en commençant par les inconvénients (techniques, s’entend):

  • du retweet (ou RT dans le jargon twitterrien): les tweets protégés ne peuvent être retweetés qu’à l’ancienne mode. Donc, pour que mon humour fascinant soit diffusé hors du cercle des privilégiés qui me suivent, mes bien-aimés followers doivent citer le message visé en y adjuvant un “RT @percil” (variante “via @percil”). Cela pose problème lorsque le message sus-mentionné est trop long pour supporter ces quelques malheureux caractères supplémentaires. Autre inconvénient (et non des moindres) par rapport au retweet actuel (ou natif, au choix), ça pollue considérablement plus les TL du peuple. Ces pauvres hères voient donc apparaître une tétrachiée de fois le même calembour pourri. À leur grand dam.
  • du hashtag: pour rappel, c’est (entre-autre) grâce à ce symbole ainsi qu’à la fréquence des termes y affairant que sont définis les Trending Topics. Un hashtag permettra également de faire des recherches plus ou moins intéressantes. Pour les néophytes, voici quelques exemples: celui-dont-on-ne-peut-pas-prononcer-le-nom s’écrira tout naturellement #eyjafjallajokull ; celui-dont-on-ne-veut-pas-entendre-parler sera #justinbieber ; la-fête-du-voisinage-où-on-va-tous-jerker-comme-des-malades, aura quant à elle la notation #be1306 ; et ainsi de suite. Hélas (trois fois hélas), lorsqu’un tweet est protégé, ce dernier n’apparaitra jamais (au grand jamais) dans les résultats d’une recherche. Même si c’est un de vos followers chéris qui la lance.
  • de la frustration: en effet, lorsque l’on parle d’un sinistre individu qui a l’outrecuidance de ne pas vous suivre; ce dernier n’aura absolument aucune idée de la teneur (tout comme de l’existence) du message dans lequel son nom apparait. Techniquement, nous pourrions visualiser cette situation de la sorte: imaginez une rame de métro aux heures de pointes où un adolescent pubère ayant grandit trop vite, la face fraichement couverte d’une crapuleuse poussée d’acné juvénile - en pleine crise de mal-être, en somme - émettrait une pensée furtive (mais néanmoins inavouable) en apercevant la coqueluche de son collège/lycée/athénée/autre, cette fille parfaite, inabordable (et inabordée) qui ignore jusqu’à l’existence du névrosé précité (alors, son nom, n’en parlons même pas). Ajoutez à cela une distance de 15 mètres (environ) et une densité de 19 personnes par mètre carré (à la grosse louche) et vous devriez vous approcher du sentiment éprouvé.

Mais cessons d’incendier ce système de privatisation, voulez-vous? Et voyons un peu quels en sont les avantages (à mon sens):

  • de l’anonymat (relatif): à l’époque actuelle, plusieurs formations se sont attaquées à l’indexation et à la sauvegarde de la pléthore de tweets publiée. Je fais allusion aux moteurs de recherches qui ont découvert tout récemment le temps réel ou encore à la Bibliothèque du Congrès qui s’est mis en tête d’archiver tous les tweets depuis la création. Sans oublier les différents projets d’intérêt général qui se servent des pensées lancées négligemment (par exemple, feu le TweetScreen Project chopant un tweet au hasard et l’affichant sur grand écran on ne sait trop où (ils ont tout de même eu la sympathie de m’en avertir)). Et bien entendu, vous n’êtes jamais à l’abris d’un retweet du destin.
  • de la sélection (naturelle): lorsqu’un profil est public, tout le monde peut suivre vos pérégrinations (et je ne parle pas de foursquare). Ce tout le monde englobe les vraies personnes, bots, veaux, vaches, cochons et j’en passe. Il est bien entendu possible de dégager (et de bloquer) les indésirables mais bon. Pour un profil privé, vous pouvez vous permettre une certaine sélection totalement arbitraire des personnes autorisées à vous lire. Un peu comme si vous étiez le sorteur d’une boîte de merde nuit.

Que l’on s’en serve à titre professionnel (~4% pour ma part), pour s’informer (~32% toujours selon mon utilisation), pour déconner (~51% -_-‘) ou autre (~je-vous-laisse-calculer%), il me semble que le choix de protéger son compte ou non dépende de la manière dont on appréhende/utilise Twitter.

N’étant ni un personnage public en campagne électorale, ni en quête de reconnaissance, j’ai opté pour le verrouillage de mon compte. Non pas que j’aie des choses à cacher (enfin si, plein mais mes vices de fabrication/forme/procédure/cachés(*) ne regardent que moi) et je ne trouve pas utile qu’un illustre inconnu (ou mieux, un ex/futur(*) employeur) puisse être tenu au jus de mes errances passées, présentes et à venir.

(*): biffer la mention inutile

Je vous remercie pour votre attention et présente mes excuses aux auteurs spoliés ainsi qu’à leurs ayant-droits.

En vous remerciant, bonsoir.

Et si on relançait le débat ? (maintenant que la saison est finie)